Les tribunes des groupes
Retrouvez sur cette page l’ensemble des tribunes des groupes politiques siégeant au conseil municipal de Villejuif. Chaque groupe y exprime librement sa position, ses projets et ses réflexions sur la vie municipale. Ces contributions permettent d’enrichir le débat démocratique et d’informer les habitants sur les orientations portées par leurs élus.
Communistes et Citoyens
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Quand le Medef rêve à une jeunesse corvéable à merci.
Dans cette société instable, fragmentée et morcelée, le Medef serait-il animé par une nostalgie du passé ? sans doute un peu. Mais plus sûrement, il persiste et signe à chaque occasion pour faire reculer les droits des salarié-e-s.
Ainsi, 20 ans après, il tente de ressusciter en pire le « contrat première embauche » (CPE) pourtant enterré par une mobilisation sans précédent. Ainsi, les jeunes pourraient, selon le patronat, avec la bénédiction de la droite et des grandes fortunes, être employés grâce à un contrat à durée illimitée « aux conditions de rupture plus flexibles ». Dit autrement, les jeunes seraient rémunérés par un SMIC jeunes inférieur de près de 20 % au salaire minimum et leurs employeurs auraient toute latitude pour les virer.
Si cette tentative rétrograde suscite une levée de boucliers par près de 70 % des salariés dont beaucoup font durement l’expérience de la précarité, la vigilance s’impose puisque le premier ministre actuel suggère au patronat de vendre cette idée nouvelle de 20 ans aux candidats à la présidentielle : reculer pour mieux sauter donc.
Décidément, il est grand temps, d’imposer une alternative claire et ambitieuse pour qu’enfin chaque jeune puisse accéder à un emploi stable, qualifié et bien rémunéré dès le début de sa vie active.
Climat : ça urge !
A l’image de la récente tempête Nils, notre pays est confronté à des crues généralisées dépassant tous les records. À l’évidence, les évènements climatiques vont s’intensifier et cette urgence, bien présente, bien réelle, nous oblige à décider collectivement une politique cohérente et forte à l’échelon national. Ainsi, partout où le problème se pose, il faut travailler sans plus tarder sur l’artificialisation, sur l’urbanisation, sur les pratiques agricoles. Évidemment on touche ainsi à des enjeux agricoles, économiques et politiques. Mais l’urgence est là, il faut agir dès maintenant, en finir avec des mesurettes souvent isolées, décider de politiques pérennes et ambitieuses et donc prioritaires.
Ne pas oublier, qu’ailleurs des peuples meurent
En Palestine, les conditions de vie sont abominables. Les habitants de Gaza subissent la famine, l’armée tue malgré l’adoption d’un cessez le feu et en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, chaque jour, se produisent des incursions militaires, des arrestations massives, des démolitions de maisons, la destruction d’infrastructures… L’objectif de Netanyahou est clair, il s’agit d’empêcher toute possibilité de vie à des milliers d’habitants, rendre la vie impossible pour pouvoir les chasser de leurs terres.
Et le silence de la communauté internationale est tout aussi assourdissant pour l’Iran. Les 8 et 9 janvier dernier, le peuple iranien a vécu une répression meurtrière sans précédent. Près de 30 00 personnes sont mortes en 48 heures, tuées par des escadrons de police dans la rue et jusque dans leur chambre d’hôpital.
Des peuples se révoltent, ils demandent à être libres et à vivre dignement. Nous tenons à leur réaffirmer notre soutien et notre solidarité. Nous demandons encore une fois au gouvernement français de dénoncer la dictature du gouvernent iranien et d’agir pour la reconnaissance de l’État de Palestine dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale.
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Où va le monde ?
Quand Trump impose sa loi du plus fort et ouvre une nouvelle ère des relations internationales avec l’enlèvement d’un président élu par le peuple vénézuélien. Le Venezuela, ceci explique cela, détient les premières réserves mondiales de pétrole brut et l’une des premières réserves en gaz naturel, un trésor chiffré en dizaines de milliards de dollars annuels qui échappe pour l’instant à l’économie américaine.
Reste que cette intervention est gravissime et constitue un signe de plus d’un basculement de l’histoire, où les règles de l’ordre mondial héritées de 1945 volent en éclat alors que s’ouvrent les vannes d’un ordre nouveau dicté par les forces impérialistes et d’extrême droite toutes acquises aux intérêts capitalistes.
Et que dire de la voix de la France qui se déshonore en s’alignant sur le droit de la force plutôt que sur la force du Droit. Une voix qui pourtant a su dans son histoire porter le drapeau du droit international à l’ONU, comme ce fut le cas en 2003 en se dressant contre l’invasion des États-Unis en Irak.
Enfin, nous apportons toute notre solidarité au mouvement de protestation en Iran réprimé dans le sang par la république islamique. Quoi qu’il arrive, rien ne sera plus comme avant, car si les ayatollahs pensent avoir éteint le feu en massacrant des manifestants, il s’agit d’un cri pour les droits humains, l’exigence d’un peuple à vivre libre et pour cela la braise est toujours vive.
Le grand détournement.
Décidément le vernis craque, lorsqu'un ancien ministre de l’Économie explique que des milliers de citoyens français parmi les plus fortunés ne paient aucun impôt sur le revenu. Selon lui c’est légal mais injuste…
Et puis, il y a les 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises. Des sommes qui donnent le vertige et qui sont pourtant versées chaque année aux grandes entreprises sans aucune contrepartie, ni aucune transparence sur leur utilisation.
211 milliards d’euros chaque année, c’est 2 fois le budget des collectivités locales dont chaque euro dépensé doit être justifié, c’est 4 fois le budget de l’Éducation nationale.
L’urgence est là. Il va bien falloir que ces « fraudeurs légaux » passent à la caisse ! Quant aux 211 milliards d’euros versés sans réelle utilité publique avérée, ils doivent immédiatement servir à la justice fiscale, sociale et écologique, aux services publics et aux collectivités locales qui depuis 10 ans ont été ponctionnés de 82 milliards d’euros.
La droite contre le logement social
C’est un scandale dont on parle trop peu : la droite présidentielle, les LR et le RN s’entendent pour remettre en cause la capacité des classes moyennes et populaires à se loger. Quand le ministre du logement propose de vendre à la découpe le patrimoine social des Français, la droite appuyée par le gouvernement dépose un projet de loi pour remettre en cause les obligations des villes à produire au moins 25% de logement social. Faute de financements, l’ANRU (l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine qui soutient à Villejuif la rénovation de Lebon Lamartine et pourrait soutenir celle des Lozaits dans le prochain mandat) pourrait être remise en cause.
Ce sont des choix criminels, et c’est tout le contraire qu’il faudrait faire alors que notre pays compte dorénavant près de 3 000 000 de demandeurs de logements sociaux (plus de 40 000 pour la seule ville de Villejuif !), et que plus de 300 000 personnes sont dorénavant sans domicile, dont 3 000 enfants à la rue chaque nuit. Élus communistes et citoyens, nous sommes déterminés à nous battre, parce que d’autres choix sont possibles !
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Encore un budget d’austérité pour les besoins fondamentaux !
Encore et toujours ! Le projet de loi de finances 2026 est encore une copie de ceux imposés par les différents gouvernements de la droite macroniste.
Encore et toujours ! Ce budget d’inégalités fait peser les efforts sur notre pouvoir d’achat et nos services publics, pour mieux préserver les plus riches et les 211 milliards d’aides publiques aux entreprises sans contrepartie réelle sur la création ou le maintien des emplois.
Les projets de ce gouvernement ? : suppression de 4000 postes d’enseignants, la baisse de 200€ du salaire des apprentis, le doublement des franchises médicales ou encore 235 millions en moins pour le mouvement associatif.
Concernant la « suspension » de la réforme des retraites, celle-ci n’est qu’un décalage. Ce que nous voulons, c’est son abrogation pure et simple !
Quant aux collectivités locales, elles vont subir « une saignée sans précédent, une purge massive, une punition collective », comme le déclare l’Association des maires de France.
Ainsi, après 2025, l’État entend actionner un dispositif de lissage des recettes fiscales des collectivités qui vise à freiner la dépense publique et, en fin de compte, à faire supporter sa dette aux collectivités territoriales. Ce sont plus de 8 milliards de coupes annoncées dans les services publics des collectivités locales !
Cette politique d’austérité est d’autant plus insupportable que les dépenses d’armement atteignent des montants historiques.
Pourtant, au moment où se tient la COP 30, la France devrait rompre avec cette spirale infernale de cette course aux armements et faire valoir la course pour la vie. L’urgence est là, la paix et la sécurité internationales sont indissociables de la justice climatique.
Oui, l’urgence est là !
Dans son discours d’ouverture de la COP 30 à Belém, le Président du Brésil a été clair : l’urgence pour sauver l’humanité n’est pas la course à l’armement mais la priorisation du dérèglement climatique. Il faut cesser les discours hypocrites du manque de moyens quand parallèlement les dépenses militaires explosent.
Le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies a répété en cette même occasion que « la réconciliation avec la nature est la grande affaire du 21éme siècle » et que la limite de 1,5°C est une ligne rouge qui implique des décisions fortes sur le financement de ce vaste programme. Malheureusement nos grands dirigeants ne sont pas au rendez-vous pour préserver le vivant. Les manœuvres sont multiples : nier comme Trump le dérèglement climatique, poursuivre la production de biens à bas coûts mais à fort potentiel de pollution ou encore supprimer des crédits dédiés à la transition écologique au bénéfice de l’armement. Cette vision n’est pas la nôtre !
Notre monde ne tourne pas rond. Aux quatre coins du globes une même politique s’installe, conquérante, étouffante, péremptoire, autoritaire : celle de privilégier l‘enrichissement de quelques-uns au détriment de la planète et des hommes.
La COP 30 doit nous interpeller, il existe d’autres solutions, respectueuses des écosystèmes. Quand les scientifiques alertent sur l’extinction de masse en cours, il nous faut les relayer. Pas pour faire peur mais pour se donner les moyens d’agir, de décider et de demander d’autres choix, d’autres orientations, d’autres priorités. L’autorité est positive et légitime lorsqu’elle soutient des projets qui correspondent à la définition des biens communs, que les investissements sont utiles au vivant, quand les politiques publiques créent du lien entre nous au lieu de nous diviser.
Nous vous souhaitons de belles fêtes de fin d'année.
R.Abdourahamane, C.Achouri, A.Cois, G.Bulcourt, G.Chastagnac, G Du Souich, P.Garzon, M.Kadri, A-G.Leydier, V.Morin, C.Morot, M.Ouhaeani, Ö. Öztorun, B, Candar
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Aux côtés des associations « Cela suffit, ça ne tient plus » !
Les associations sont essentielles à la société, toujours là où on a en besoin d’elles : pour répondre aux besoins sociaux non pourvus, développer l’esprit critique, accompagner l’éducation et l’émancipation sportive et culturelle, soutenir les plus précaires de nos concitoyens, ouvrir la voie vers des futurs plus désirables…
Elles sont essentielles à la démocratie, dont elles constituent de véritables écoles par leur fonctionnement bénévole et l’engagement qu’elles permettent. Leur connaissance des territoires et des sujets autour desquels elles se mobilisent les rendent bien souvent expertes, et à ce titre elles sont des actrices essentielles de la démocratie sociale.
Elles sont essentielles au développement économique, parties prenantes d’un secteur (l’économie sociale et solidaire) qui représente 14% de l’emploi en France et seulement 7% des investissements publics pour l’économie (bien loin des 211 milliards d’euros de cadeaux fiscaux dont se gavent les grands groupes).
Et pourtant elles sont menacées.
La défiance que leur oppose le « contrat d’engagement républicain » (un outil qui permet concrètement aux préfets d’empêcher le versement de subventions aux plus subversives d’entre elles) les oblige depuis 2021 à taire leurs revendications. La mise en concurrence forcenée par les appels d’offre et appels à projets, résultat de l’idéologie libérale de nos gouvernements français et européens successifs, les empêchent de mettre en œuvre leur projet en autonomie. Surtout, budgets austéritaires après budgets austéritaires, années après années, la chute insupportable de leurs financements les conduit au bord du plus important plan social que pourrait connaître notre pays depuis bien longtemps. 185 000 emplois sont menacés, et avec eux les dizaines de millions de personnes que ces salarié.e.s accompagnent (souvent les plus précaires, souvent celles et ceux que plus personne d’autre ne prend en charge).
Le 11 octobre dernier, les élus de notre groupe étaient présents aux côtés du mouvement associatif mobilisé à Paris et dans toute la France pour dire : « cela suffit, ça ne tient plus » !
Nous invitons les lecteurs et lectrices de cette tribune à se poser la question : que serait nos vies, que serait la vie de nos enfants, que serait la vie de nos aînés, sans les associations ?
Les associations ont besoin d’un plan d’urgence pour leur permettre de retrouver de l’air. Elles ont besoin d’une nouvelle reconnaissance de leur utilité sociale et démocratique, elles ont besoin d’un nouveau cadre national et pluriannuel pour les subventions publiques, respectueux de leur autonomie et de leurs capacités.
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De nos rues aux frontières de la Palestine, agissons pour la justice et la solidarité
L’approche des élections municipales impose aux candidats de ne pas utiliser leur tribune pour valoriser l’action de la mairie. Pour respecter cette exigence, notre propos est centré sur l’actualité nationale et internationale.
Le scandale des enfants à la rue
2159 enfants à la rue chaque nuit en France ! C’est le résultat effrayant de l’enquête réalisée par l’UNICEF en août dernier. Un chiffre en augmentation de 30% depuis 2022, année d’élection du candidat sortant à un deuxième mandat présidentiel. Cette situation est d’autant plus insupportable qu’il suffirait de donner les moyens à l’hébergement d’urgence pour donner un toit et des perspectives d’avenir à ces familles : 68 millions d’euros par an seraient nécessaires, une paille quand on compare cette somme aux 211 milliards de cadeaux fiscaux consentis aux grands groupes et à leurs actionnaires ! Le communiste Ian Brossat a porté au Sénat une résolution pour mettre fin à ce scandale : qu’attend-t-on pour la mettre en œuvre ? Notre groupe tient à saluer l’action des citoyennes et des citoyens qui ne se résignent pas et agissent au sein des collectifs locaux, en solidarité et en pression politique pour que cesse ce scandale.
A gauche, l’exigence du rassemblement
Comme toujours quand les inégalités sociales sont au plus haut, l’extrême droite avance masquée et tente de faire croire qu’elle se situe du côté des travailleuses et des travailleurs, des exploité.e.s et des humilié.e.s. L’artifice fonctionne trop souvent, et alors que partout en Europe l’extrême droite progresse, en France la droite « républicaine » reprend à son compte une vision xénophobe de l’immigration, dans l’objectif parfois affiché d’accréditer l’idée d’une « union des droites » pour les prochaines étapes démocratiques. Devant le danger qui s’accroit, la gauche doit avoir le courage de l’unité qui redonne de l’espoir. Partout en France, les élus communistes et citoyens se mettent à disposition des différentes forces politiques pour faire gagner les candidat.e.s les plus susceptibles de l’emporter, à commencer pour les scrutins de 2026.
La Palestine, enfin reconnue !
Le Président de la République vient enfin de reconnaître officiellement l’État de Palestine devant l’Assemblée générale de l’ONU, aux côtés de 9 autres pays. C’est la juste reconnaissance du droit du peuple Palestinien à vivre dans un état libre, aux côtés de l’Etat d’Israël, en autonomie et en sécurité, sur la base des frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale. Les élus communistes et citoyens sont fiers d’avoir contribué à cette victoire, par leur engagement et leur combat, depuis des décennies. Partout en France, les villes progressistes ont hissé les couleurs de la Palestine au fronton des mairies, malgré les menaces du gouvernement.
L’essentiel reste à faire, pour parvenir à la libération de tous les otages Israéliens toujours détenus par le Hamas, pour stopper le génocide orchestré par le gouvernement de Benjamin Netanyahou, briser le siège de Gaza, faire cesser la colonisation, obtenir la libération des prisonniers politiques palestiniens. Pour cela, des sanctions commerciales, économiques et financières doivent être prises contre le gouvernement Israélien. Une intervention humanitaire d’urgence doit être mise en œuvre sous mandat de l’ONU, pour faire respecter le droit international. Le combat continue !
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Refuser la confiance, rejeter l’austérité
Après avoir cet été déclaré ses intentions pour le budget 2026, le Premier Ministre, en accord avec le Président de la République, vient d’annoncer son intention de poser la question de confiance auprès des députés sur ses orientations budgétaires. Ainsi, François Bayrou est l’ultime fusible d’un pouvoir macroniste illégitime, dont la politique est rejetée par les Français.
En agissant ainsi, Emmanuel Macron veut pousser tous les feux de sa politique ultralibérale pour rendre en 2027 une copie parfaite aux milieux économiques qui l’ont fait élire. Pour y parvenir, tous les mauvais coups sont permis, jusqu’à mépriser les Français accusés d’être les responsables de la dette et même d’être incapables de comprendre la gravité de la situation.
Or l’immense majorité des Français refuse très clairement les politiques d’austérité aggravée pour les services publics, de jours fériés en moins, de suppressions de remboursement pour certains médicaments, de collectivités locales mises au pain sec…
La réalité est terrible ! Jamais la pauvreté n’a atteint de tels niveaux dans notre pays sur les trente dernières années ; ce sont au moins 12 millions de nos concitoyens qui vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté et à tous ceux-là, le gouvernement promet un quotidien encore plus invivable.
Cette situation est d’autant plus insupportable que dans le même temps, le rapport du sénateur communiste Fabien Gay a permis d’identifier la véritable origine de la dette en évaluant à 211 milliards d’euros par an la somme des aides publiques versées sans contrepartie aux grandes entreprises.
Oui, la colère qui grandit est légitime, les Français ont soif de progrès, de changements majeurs pour la justice sociale et environnementale.
Voilà pourquoi, alors qu’au moment où nous écrivons ces lignes tout porte à croire que le 8 septembre prochain l’Assemblée Nationale rejettera majoritairement la confiance à ce gouvernement, un changement radical de politique reste plus que jamais à l’ordre du jour.
C’est le seul chemin pour faire échec durablement au énième chantage de l’actuel Premier Ministre, mais aussi pour s’opposer efficacement à l’extrême droite qui entend surfer sur la misère et la désespérance pour prendre les rênes du pouvoir.
Si beaucoup de questions subsistent, l’urgence et l’ampleur des mobilisations qui s’annoncent sont essentielles pour s’opposer au plan austéritaire de François Bayrou, elles doivent aussi se nourrir de propositions de nature à répondre aux besoins et urgences du plus grand nombre.
Loi Duplomb : ne lâchons rien !
Saisi par les parlementaires de gauche, le Conseil Constitutionnel a censuré une partie de la loi Duplomb qui visait entre autres à réintroduire l’acétamipride, un pesticide interdit depuis 2018.
Grâce aux 2,1 millions de pétitionnaires, il s’agit d’un premier succès qui montre à quel point les habitants sont conscients des risques liés à l’agriculture intensive.
Pourtant, la mobilisation ne doit pas fléchir puisque le chef de l’État a promulgué le texte en écartant toute nouvelle délibération au parlement. Quant à la droite et l’extrême droite, elles sont vent debout et annoncent un nouveau texte tout aussi dangereux.
Face aux défis écologiques et sanitaires, l’urgence est là ! Ensemble, faisons valoir une agriculture paysanne à taille humaine, respectueuse de l’environnement, de la santé publique et des équilibres naturels, garantissant le droit à la souveraineté alimentaire.
Bonne rentrée à toutes et à tous et au plaisir de vous rencontrer au forum des associations.
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Unis, pour battre la droite et faire avancer Villejuif .
Le 12 juin dernier, le Senat a voté contre une proposition de loi présentée par le groupe écologiste et soutenue par toutes les forces de gauche. Celle-ci était pourtant de « bon sens », elle visait à une participation équitable de chacun aux efforts de gestion du budget de notre pays. Appelée « taxe Zucman » ; il s’agissait de créer un impôt plancher de 2% pour les français détenant plus de 100 millions de patrimoine. Le texte n’est pas passé…la droite a voté contre.
Et pourtant, le dérèglement climatique devrait nous inciter à investir massivement pour anticiper les conditions de vie des générations futures. Et pourtant, les services publics répondant aux besoins de la population crient aux manques de moyens : éducation, cuture, sport, justice…Et pourtant, un rapport du 4 juin 2025 de la Commission européenne alerte sur la hausse la pauvreté dans notre pays, plus particulièrement la pauvreté des enfants. Et pourtant, la Fondation pour le logement écrit dans son rapport 2025, que 350 000 personnes sont sans hébergement ou encore que 30% des ménages ont eu froid dans leur logement l’hiver dernier…
Et pourtant, la droite vient de priver le budget de l’État d’une recette estimée de 20 à 25 milliards d’euros par l’initiateur de la loi, l’économiste Gabriel Zucman.
Alors, que faire ?
Faut-il comme la Région, dirigée par la droite réduire les budgets dédiés au logement, à l’environnement ou encore aux transports en commun ?
Faut-il comme le Département, dirigé lui aussi par la droite, réduire les budgets dédiés aux crèches, (entrainant la fermeture de plus de 300 berceaux) ou réduire les droits à la carte Imagine R pour les jeunes et la carte Améthyste pour les séniors – les privant d’un droit d’accès aux transports en commun ?
A Villejuif, notre boussole restera la même : une politique municipale répondant aux besoins des habitants, une ville plus citoyenne, plus résiliente et plus solidaire. Nous prenons nos responsabilités pour garantir nos capacités d’investissement dans la transition écologique en actionnant toutes les mesures qui ne dégradent pas nos services publics. Une commune ne dépense pas ! Elle offre un service public de qualité répondant aux besoins du quotidien, elle investit dans le cadre de vie pour aujourd’hui et pour demain. Et chaque ligne budgétaire se doit d’avoir ces impératifs.
Notre responsabilité d’élus, c’est aussi de porter un combat politique contre les coupes budgétaires annoncées par le gouvernent Bayrou : moins 8 milliards pour les collectivités territoriales en 2026 !
D’autres choix sont possibles et les petites manœuvres de la droite locale qui voudrait exonérer les décisions d’un gouvernement qu’elle soutient, ne doivent pas nous leurrer. Elle prendrait les mêmes décisions que la région ou le département : réduire les budgets répondant aux besoins fondamentaux des villejuifois sous couvert d’agitation radicale à l’égard d’une partie de nos concitoyens.
C’est pourquoi, pour l’échéance municipale de 2026 et au moment où nous nous présentons notre bilan qui témoigne de notre volonté d’honorer les engagements pris, nous faisons nôtre l’appel de Pierre Garzon, notre maire, de construire le plus large rassemblement avec les forces de gauche, les écologistes et les citoyens qui partagent les mêmes valeurs de progrès et de justice sociale.
Seule cette union permettra de battre la droite et d’élaborer un projet toujours plus solidaire, écologique et socialement innovant.
Nous vous souhaitons un bel été et de profiter pleinement des animations de Villejuif Respire au Parc du 8 mai, à la ferme urbaine ou encore lors des sorties à la mer et à notre ferme municipale dans l’Yonne. Au plaisir de vous y retrouver.
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Villejuif se transforme sans exclure personne
Le printemps 2025 sera l’occasion de voir éclore de nombreuses réalisations municipales. C’est le cas avec l’inauguration du parc Ambroise-Croizat. Ce nouvel espace vert, coconstruit avec les riverains, offrira davantage de verdure aux habitants d’un quartier qui en manque cruellement. Il permettra également d’ouvrir la résidence du Vercors sur sa partie ouest, via le parc. D’autres espaces verts verront bientôt le jour, comme celui prévu en face de l’école George-Sand. Pour ce projet, la Ville a investi dans l’achat d’une ancienne demeure située rue Jean-Jaurès, qui sera détruite afin de permettre la création de ce parc.
Le retour du bus 131 sur son parcours initial constituera une véritable délivrance pour les habitants du quartier. Il s’accompagnera d’une piste cyclable tracée sur le boulevard Chastenet-de-Géry. Celle-ci représente une étape du grand plan vélo en cours de déploiement dans toute la ville, et qui transformera durablement les modes de déplacement des Villejuifois.
Enfin, à 50 mètres du métro Louis-Aragon, une nouvelle résidence vient d’être achevée. Elle se compose de logements sociaux, dont certains très sociaux (PLAI), ainsi que de logements en accession à la propriété. Tous les habitants de Villejuif, quels que soient leurs revenus, doivent pouvoir vivre à proximité des transports. C’est une préoccupation constante de notre majorité.
Le parti pris d’une humanité commune
Force est de constater que le centre et la droite, en surfant sur les idées les plus nauséabondes de l’extrême droite, ont instauré un climat de bouc émissaire dans le pays pour masquer l’échec de leurs politiques. Celles-ci se traduisent par une concentration des richesses, une fragilisation des liens sociaux et la casse des services publics.
Nous assistons ainsi à une mise en exergue systématique des moindres faits divers tendant à stigmatiser toujours les mêmes : les pauvres, les habitants des « quartiers », les supposés tricheurs, les étrangers, et plus particulièrement les musulmans. Ce traitement médiatique orienté vise à justifier des mesures liberticides et des restrictions budgétaires. Certains faits de délinquance sont instrumentalisés pour attiser la haine envers certaines catégories de la population. Nous refusons cette construction idéologique inégalitaire, cette défaite intellectuelle qui présente l’islamophobie comme une défense des principes républicains.
La République est une, indivisible et laïque. Elle garantit la sûreté des personnes, libres dans leurs choix, leurs opinions et leurs convictions. C’est pourquoi notre majorité s’engage à garantir l’accès inconditionnel à l’école et aux aides sociales, à inclure sans discrimination, à soutenir un débat d’idées ouvert et à permettre l’exercice de tous les cultes dans de bonnes conditions.
Au quotidien, nous contribuons ainsi à créer des espaces concrets pour favoriser l’échange et le rapprochement, dans une humanité partagée.
Réinventons villejuif, écologiste et socialiste
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Merci !
L'espace de cette tribune nous donne l'occasion d'adresser un message simple : merci ! Un mot qui vient spontanément aux lèvres des cinq membres de notre groupe Réinventons Villejuif écologiste et socialiste.
Merci, car c’est votre énergie, vos projets, et vos attentes au quotidien qui nourrissent l'engagement pour notre commune. S’investir pour ses concitoyens est une responsabilité forte pour une équipe qui n'en fait pas une profession. Cela demande d'adapter ses vies professionnelles et personnelles, mais c'est une expérience d'une immense richesse humaine.
Notre ville, ses habitantes et habitants, nous les aimons. Quels beaux moments nous vivons, par exemple, en célébrant les mariages dans la belle salle qui leur est consacrée : notre ville, fière de sa diversité, y exprime à chaque fois toute sa fraternité.
Villejuif vit au présent grâce à l’imagination, l’engagement et la solidarité de celles et ceux qui la composent.
C’est pour tous ces moments de partage que nous tenons simplement à vous dire : merci ! »
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Les habitants du parc social ont droit à la dignité
Le 20 septembre dernier, au Sénat, Vincent Jeanbrun, ministre et ancien maire de L’Haÿ-les-Roses, a soutenu un amendement indigne : compter 3 places de prison comme un logement HLM dans l’obligation qu’ont les communes de disposer d’au moins 25 % de logements sociaux. Le comble ? Le ministre venait de visiter des logements sociaux à Villejuif pour en dénoncer l’insalubrité.
Cette proposition de la droite sénatoriale est d’un mépris glaçant pour les locataires HLM. De plus, elle exonèrerait les communes déficitaires de leur obligation de construire suffisamment de logements pour tous. Cette loi, dite loi SRU (solidarité et renouvellement urbain) ou encore loi Besson, du nom du ministre socialiste qui l’a portée, a été votée en 2000 par un parlement de gauche, puis complétée par Cécile Duflot en 2013 et Emmanuelle Cosse en 2017, toutes deux ministres écologistes. Elle fait partie du socle de notre pacte républicain.
Villejuif est fière de ses 38 % de logements sociaux. Il faut mieux les entretenir et parfois les rénover. Il faut que les bailleurs sociaux soient davantage à l’écoute des demandes de leurs locataires.
Les habitants du parc social ont droit à la dignité. Le logement social est un droit, pas une variable pénitentiaire.
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Les villes doivent accélérer sur la transition écologique
La conférence internationale sur le climat de Belém (COP 30) a débouché sur un accord que l’association Oxfam qualifie d’échec : « La COP 30 a offert une lueur d’espoir mais bien plus de désillusions. […] Les pays développés, dont la France, ont tenté d’éroder leurs responsabilités. […] Notre plus grande force réside dans le pouvoir des peuples. »
Face à cette situation, les villes peuvent agir. Il leur revient de développer les espaces verts et les arbres dans la ville, d’isoler les bâtiments municipaux et d’adopter des modes de chauffage sans carbone, de faciliter les déplacements à pied, en vélo ou en transports en commun de proximité (comme Valouette à Villejuif), de mettre en place le tri et le recyclage des déchets, d’imposer suffisamment de pleine terre aux nouvelles constructions pour faciliter l’absorption de l’eau et la vie des animaux.
Les prochaines élections municipales doivent être l’occasion de changer de vitesse sur l’adaptation au changement climatique, et surtout sur la lutte contre ce changement.
C’est avec cette ambition que le groupe Réinventons Villejuif écologiste et socialiste vous souhaite de très joyeuses fêtes de fin d’année et une excellente nouvelle année 2026.
A.Weber, S.Mantion, M.Kacimi, M.Plusquellec, K.Parra Ramirez
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Pourquoi il faut commémorer le 17 octobre 1961
Le 17 octobre 2012, le président de la République François Hollande publie un communiqué : « Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l'indépendance ont été tués lors d'une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits ».
Villejuif commémore depuis longtemps ce massacre, et a raison de le faire.
C’est d’abord un devoir de mémoire pour les centaines de victimes et leur famille.
C’est aussi la reconnaissance de l’effort permanent à faire pour que vivent en France et, pour la majorité, intègrent la communauté française, des femmes et des hommes venus d’Algérie, plus généralement du Maghreb, de l’Afrique et, maintenant, du monde entier.
Mais commémorer le 17 octobre, c’est aussi rappeler que la vie des populations d’origine étrangère (même arrivées en France il y a plusieurs générations et possédant la nationalité française) ne se fait pas sans discriminations et, parfois, violences racistes. La lutte contre ces discriminations et ces violences est la nôtre. Saluons l’action de Villejuif ville d’accueil et des associations qui composent ce collectif (GAS, LDH, MRAP, GISTI, RESF 94).
Villejuif est une « ville hospitalière », humaniste, fière d’accueillir toutes ces forces de travail et cette jeunesse venue du monde entier.
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Villejuif en pointe de la lutte contre le cancer, pour toutes et tous
Octobre rose est une campagne annuelle mondiale de communication destinée à sensibiliser les femmes au dépistage du cancer du sein et à récolter des fonds pour la recherche. Cette année, le slogan joue le clin d’œil : « Par tous les seins, faites-vous dépister ! ».
Villejuif est bien sûr particulièrement concerné par cette question. D’abord par ce que notre ville porte Gustave Roussy, centre mondial de lutte contre les cancers, au premier rang desquels le cancer du sein, de loin le plus fréquent chez les femmes. La présence de la ville au conseil d’administration de la fondation Paris Saclay cancer cluster témoigne de cet engagement à développer la recherche avec cette ambition : guérir le cancer au 21e siècle
Mais l’engagement de notre ville est aussi d’accompagner les Villejuifoises et les Villejuifois au quotidien. Notre centre municipal de santé Pierre Rouquès dispose de consultations de gynécologie. La ville est aussi membre du conseil d’administration de l’association Cancer contribution qui a pour mission d’inciter les personnes concernées par tous les cancers à s’exprimer sur leurs expériences de vie, en particulier les aidants.
A travers toutes ces actions, notre ville veut que la recherche et le traitement de pointe
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L'éducation doit être une priorité
À l’heure où nous écrivons cette tribune, le paysage politique s’annonce totalement incertain. Ce qui est sûr, c’est que les options du gouvernement Bayrou sont inacceptables : 44 milliards d'économies, postes non remplacés, « année blanche » pour les agents publics. Nos enseignants, déjà les moins payés de l'OCDE avec le plus d'élèves par classe, vont encore faire les frais de cette politique.
L'Éducation nationale, rétrogradée au rang d'un ministère comme les autres, devrait désormais faire des économies.
Cette stagnation aggraverait une situation déjà critique : l'Institut des politiques publiques révèle que la France consacre l'un des plus faibles budgets européens à ses élèves de primaire - deux fois moins que la Norvège, 40% de moins que la Suède, loin derrière l'Allemagne !
Cette spirale fragilise nos écoles, creusant les inégalités dès le plus jeune âge. Moins de moyens, c'est moins d'accompagnement pour les élèves en difficulté, moins de soutien scolaire, moins de projets éducatifs.
Les difficultés budgétaires sont exploitées pour justifier toujours plus d'économies, alors qu'aucun effort n'est demandé aux superprofits ou aux niches fiscales inégalitaires.
Notre école publique et nos enfants méritent mieux. Il est temps de refaire de l’Éducation une priorité nationale et de lui en donner les moyens.
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Villejuif, une ville qui rêve, une ville qui protège
Villejuif, on l’aime parce qu’elle sait aussi nous faire rêver. Juin a vu se dérouler des événements festifs particulièrement enthousiasmants. Pour n’en citer que quelques-uns : la Nuit blanche avec l’usine de films amateurs de Michel Gondry, la Fête de la musique où commerçants et artistes locaux ont fait se rencontrer musiques et costumes, l’exposition « Rêves » de l’association Phot’œil avec des œuvres de jeunes écoliers de la ville depuis les cyanotypes jusqu’à des créations assistées par l’intelligence artificielle.
Cet été, les nombreuses animations de Villejuif Respire auront pour thème commun « un air de rêve ». Faisons encore davantage confiance aux richesses créatives et artistiques de notre ville, donnons-leur les moyens de s’exprimer dans une ville fière de sa diversité !
Mais Villejuif ne serait pas ce qu’elle est, dans un monde de plus en plus dur, si elle ne se souciait pas de toutes et tous, en particulier des plus fragiles. Pour les enfants, les accueils de loisirs offriront leurs animations, des sorties à la mer et à la campagne seront organisées, des séjours de vacances seront proposés. Tous les enfants auront la possibilité de s’enrichir de nouvelles expériences.
Faire rêver, protéger : un beau programme ! Bel été à vous, et retrouvons-nous à la rentrée !
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A vos marques pour le plan local d’urbanisme !
Quelles sont les règles qui vont s’appliquer dans les prochaines années à Villejuif en matière de hauteur de construction, de place de la nature, de délimitation des parcs, d’évolution de mon quartier, de droit de surélever ma maison ? Ces questions concernent la stratégie de notre ville et de ses voisines, mais aussi très directement l’environnement immédiat de chacun d’entre nous.
Elles sont rassemblées dans le « Plan Local d’Urbanisme Intercommunal » (PLUi). Il concerne toutes les villes du territoire Grand Orly Seine Bièvre, mais chaque ville a ses caractéristiques propres.
À Villejuif, tous les habitants peuvent donner leur avis soit en allant rencontrer le « commissaire-enquêteur » le 17 juin matin en mairie de Villejuif, soit sur internet.
Notre groupe sera particulièrement attentif aux réponses qui seront apportées aux questions soulevées par l’Autorité environnementale, entre autres : réduire l’exposition au bruit et aux pollutions atmosphériques, et renforcer la part de pleine terre.
Nous portons aussi nos propres préoccupations, entre autres : sanctuariser les espaces verts et permettre leur accroissement, protéger les arbres remarquables et développer les plantations, rendre systématique un espace public pour toutes et tous, en particulier les femmes et les enfants, par exemple par un réseau de sentes piétonnes.
Villejuif en Grand
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Aux petits princes du macadam, du tintamarre et de la mare
« Pour ce qui est de l'avenir, il ne s'agit pas de le prévoir mais de le rendre possible. » Antoine de Saint Exupéry
Valérie Arlé, Marc Badel
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Notre argent, leur leçon de morale
« Je n’ai jamais compris pourquoi vouloir garder l’argent que l’on a gagné était de la cupidité, tandis que vouloir prendre l’argent que d’autres ont gagné ne l’était pas ». Thomas Sowell
Valérie Arlé, Marc Badel
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Des faux airs…
Quel mandat, triste symphonie, d’où n’ont jailli que des élans intellectuels aussi vaporeux qu’inutiles, ne produisant que des fausses notes à vous briser les oreilles. Tant de vacarme, incessant et lassant, furieusement surjoué. Et l’orchestre ? Incapable d’interpréter la moindre partition, il a prouvé qu’il ne suffit pas d’empiler des sons inaudibles pour se proclamer virtuose. À croire qu’ils espéraient en cette période de Noël que la cour des miracles viendrait sauver la représentation.
Valérie Arlé, Marc Badel
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Tic, tac
A chaque heure, pour des strapontins, les convictions de certains politiciens sont mises sous le mouchoir, aussi vite que les montres de luxes sont remisées au fond des poches, avant de répondre aux journalistes. Tout ça pour se donner des faux airs populaires aux mépris des vrais pauvres. Ceux-là veulent passer, auprès de leur électorat, pour des faux pauvres grimant l’apparence des capitalistes. Les Français n'ont que faire de Tartuffes pareils. Quelle classe !
Valérie Arlé, Marc Badel
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Dégât des eaux
Est-ce un hasard de calendrier si, au crépuscule du mandat municipal à Villejuif, l'eau entre en scène ? A l’évidence, le miracle de marcher sur l'eau ne peut être reproduit. Aussi, serait-il devenu soudainement opportun de siéger près d'une source faramineuse, afin de dissoudre, à grandes eaux de communication et de discours bien propres, des reconversions d'eaux ferrugineuses pour obtenir les 55% dont rêve tout candidat ?
Valérie Arlé, Marc Badel
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Saison en enfer
Top départ pour la saison 6 entre bulletins de notes, bulletins de vote, sondages et jeux d'échecs. Avec l'inquiétude qu'entre les « je » et « nous », Villejuif ne finisse pas à genoux. Quoi de plus alléchant que de se faire bercer par des flots de promesses abracadabrantesques, au son des sirènes propagandistes. Car être atteint par l'ivresse des profondeurs peut entraîner dans l'abîme des lendemains qui déchantent.
V. Arlé, M. Badel
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Sables mouvants
Comme chacun sait, plus on s’agite et plus on s’enfonce.
"Mon pied droit est jaloux de mon pied gauche. Quand l'un avance, l'autre veut le dépasser.
Et moi, comme un imbécile, je marche ! " Raymond Devos.
Prenez soin de vous pendant cette pause estivale.
Valérie Arlé, Marc Badel
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Villejuif En Grand
"Le renard et le buste"
Après le départ des petits chevaux, arrive l'étalage égotique des bilans, en oubliant dans leur mégalomanie coutumière que l’absence ou non de réalisations est le fait de l'administration municipale. Quand les grenouilles au fauteuil se croient plus grosses que le bœuf du terrain, il est inévitable qu’elles explosent en plein vol. Si les maires s’imprégnaient du Code des collectivités, ils comprendraient où se situent leurs limites et que la morale de l'histoire est dans la fable de La Fontaine...
Valérie Arlé, Marc Badel
Villejuif Écologie
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Non c’est Non, Monsieur Duplomb !
Il persiste et signe. Malgré plus de deux millions de signatures de la pétition record contre la loi Duplomb et la censure par le Conseil constitutionnel de la réintroduction des néonicotinoïdes, le sénateur tente de réintroduire l’acétamipride et le flupyradifurone. Et la ministre de l’Agriculture Annie Genevard de tenter de minimiser l’élan citoyen de cet été en accusant la gauche d’avoir fait tourner des robots, alors que chaque signature est vérifiée par l’Assemblée nationale.
Du Conseil national de l’Ordre des médecins à la Ligue contre le Cancer, le monde médical communiquait cet été pour s’opposer à la loi Duplomb 1. Le 11 février, jour du débat imposé par la pétition, plusieurs centaines de personnes manifestaient devant l’Assemblée contre la loi Duplomb 2. Parmi elles, des malades du collectif Cancer Colère venus entre deux séances de chimio dénoncer les causes environnementales de l’épidémie de cancer.
Dans l’hémicycle, sourds aux voix des millions de citoyen·ne·s qui demandent que leur santé soit protégée, du centre à l’extrême droite, les député·e·s ont défendu un monde qui fait passer les profits de quelques-uns avant la santé de la population. En face, la gauche unie leur opposait une vision du monde où les paysans vivent de leur métier sans s’empoisonner et nourrissent la population de produits sains. Permettre à chacun·e un accès à une alimentation saine et de qualité : c’est l’objectif que devrait viser toute politique agricole conforme à l’intérêt général.
Une nouvelle pétition a été déposée sur le site de l’Assemblée nationale : à vos claviers !
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Non aux fauteurs de guerre
Il y a douze ans, la Russie s’emparait de la Crimée et du Donbass. Il y a quatre ans, les chars de Poutine entraient massivement en Ukraine, ses parachutistes tentaient d’enlever son président élu, Volodymyr Zelinsky, fracassant le droit international, déchirant le mémorandum de Budapest par lequel la Russie garantissait l’intégrité de l’Ukraine en échange de son désarmement nucléaire. Incroyable félonie, qui signe le retour de la guerre en Europe. Seule la résistance héroïque du peuple ukrainien a permis de l’enrayer.
Mais, dans le monde, la porte est désormais ouverte aux grands prédateurs : la Chine se prépare à envahir Taïwan et Trump bombarde le Venezuela et l’Iran et réclame le Groenland. Ils veulent se partager le monde sans plus aucune règle. Et leurs vassaux en profitent, tel Israël qui n’hésite plus à liquider le peuple palestinien.
Les Écologistes sont des pacifistes : « Si tu veux la paix, prépare la paix, et tolérance zéro pour ceux qui choisissent la guerre ». Ils sont résolument pour l’aide à l‘Ukraine et refusent les coups de force de Trump. Certes, certains pays attaqués sont eux-mêmes des dictatures. L’Iran massacre ses manifestant.es et au Venezuela le quart de la population a dû fuir le pays. Mais on ne peut imposer par la force extérieure la démocratie dans un pays : on ne peut qu’aider la résistance de son peuple. Ce qu’avait bien compris la CGT du Front populaire de 1936, clamant en même temps « Plus jamais ça » contre le retour de la guerre mondiale, et « Des canons pour l’Espagne » attaquée par les fascistes.
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La gestion des eaux de pluie pour éviter les inondations et rafraîchir les villes
La gestion des eaux de pluie, une politique publique locale essentielle en matière de sauvegarde de l’environnement, est confiée, de Trappes (78) à Paris, en passant par Massy (91), Bagneux (92), Villejuif, etc., au Syndicat mixte du bassin versant de la Bièvre (SMBVB).
Les actions du SMBVB visent à éviter les ruissellements, où l’eau se charge en polluants et les transfère aux cours d’eau, à infiltrer au plus près du point de chute de l’eau, pour limiter les inondations dues au ruissellement et les débordements de réseaux lors de fortes pluies, à créer des ouvrages de gestion des eaux pluviales à ciel ouvert pour améliorer le cadre de vie en valorisant l’eau au cœur de la ville et en favorisant la biodiversité et à désimperméabiliser nos villes pour diminuer les phénomènes d’îlots de chaleur. L’eau et la végétation rafraichissent la ville, c’est essentiel pour s’adapter face au changement climatique.
A Villejuif, cette politique intercommunale se traduit par exemple par l’installation de récupérateurs d’eaux pluviales grâce à un projet récent piloté par le Grand-Orly-Seine-Bièvre. Des projets vertueux de gestion des eaux pluviales se multiplient dans la vallée de la Bièvre avec la pose de revêtements perméables dans les cours d’école, sur certains parkings ou dans des écoquartiers. Enfin, un enjeu crucial, qui nous concerne tou.te.s, porte sur le « déraccordement », consistant à ne plus déverser les eaux de pluie des toitures et gouttières vers le réseau d’assainissement mais directement dans le sol, pour recharger les nappes phréatiques.
C.Assogba, B.Brienza, T.Duboc, M.Besnard, A.Lipietz, M.Sofi
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La retraite ou les armes pour l’Ukraine ?
Les amis d’Emmanuel Macron nous susurrent qu’il faudrait choisir entre soutenir la résistance ukrainienne et financer nos retraites. Les affidés de Poutine (RN, Sarkozy...) approuvent : ne soutenons pas l’Ukraine car il faudrait renoncer à nos avantages sociaux.
L’attaque contre nos retraites a commencé bien avant l’invasion russe et l’aide de notre pays à l’Ukraine ne représente que 0,1 % de notre PNB. Le soutien à un pays agressé par une dictature anti-sociale et effrayante - les prisonniers ukrainiens échangés portent la marque de tortures - est une obligation historique pour les démocraties. La culture de paix, c’est s’abstenir soi-même d’agresser et aussi défendre les agressés. « Des canons pour l’Espagne ! » scandaient les manifestants du Front populaire dans les années 1930.
Équilibrer nos régimes de retraite par répartition, le gouvernement sait très bien comment faire : augmenter la contribution des employeurs. Et il n’hésite pas quand les employeurs sont les collectivités locales : le budget de Villejuif sera lourdement grevé ces trois prochaines années pour assurer la retraite de ses agents. C’est correct... sauf que le régime des fonctionnaires est en déficit parce que trop de collectivités ont recours à des agents contractuels qui cotisent à d’autres caisses.
Les salariés doivent-ils eux aussi cotiser davantage pour garder leur retraite ? Ils le font parfois en cotisant à une assurance-vie. Et c’est finalement le plan de la droite : remplacer notre régime de retraite, solidaire entre générations, par une épargne entre les mains de la finance privée. -
Ils veulent notre mort ? On peut gagner !
En quelques jours, après le vote de la loi Duplomb, 2 200 000 Français.es signent en plein été une pétition contre cette loi. Entre autres crimes contre l’environnement et la santé, cette loi autorise à nouveau des pesticides cancérigènes. Le Conseil constitutionnel invalide cet article. Aussitôt une nouvelle proposition de loi le rétablit, puis une autre proposition de loi des Écologistes abolit toute la loi Duplomb. Le débat va donc recommencer cet automne.
On peut déjà constater que les élus macronistes, centristes, « Républicains » et Rassemblement National ont voté une loi dont la conséquence était de nous exposer à la mort, ou à une longue et terrible lutte contre le cancer. Ils l’ont fait consciemment, malgré les avertissements pressants de l’Académie de médecine et de 1 200 médecins et chercheurs. Ces élus n’ont rien contre nous, non ! Ce ne sont pas des assassins. Mais ils nous exposent à la mort sous prétexte de ne pas nuire à la « compétitivité », en fait aux profits des lobbys de l’agro-chimie.
Ces mêmes partis ont annulé les zones à faibles émissions (ZFE) qui devaient nous protéger contre les ravages des microparticules émises par les moteurs les plus polluants. Ces particules causent cancers, asthmes et maladies cardiaques : 60 à 80 000 morts par an en France, soit 110 morts par an à Villejuif. 110 Villejuifois.es que, consciemment, ils ont décidé de faire mourir.
Mais on peut lutter, on peut vivre ! Grâce à l’alimentation bio et locale à la maison comme à la cantine, aux transports en commun, aux trottoirs élargis pour les piétons, au vélo, au covoiturage...
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Le mois de vérité
Début août, dans l’Aude, 17 000 ha ont été ravagés par les flammes et par le manque d’investissement dans les moyens de lutte contre les incendies. Mi-juillet, dans son « moment de vérité », le Premier ministre avait déjà allumé un autre incendie, budgétaire. Pour trouver ses 44 Mds€ d’économie, François Bayrou préfère ravager les services publics et la sécurité sociale que d’exiger la contribution des plus riches. Pas de taxe Zucman donc.
Parmi les annonces : dans les services publics, non remplacement d’un fonctionnaire sur trois partant à la retraite, suppression d’agences d’État et gel des dépenses de l’État ; seul le budget de l’armée augmente. Préparer la guerre semble plus important que d’investir contre les changements climatiques.
Dans la santé, restrictions sur le remboursement à 100% des affections de longue durée. Les malades les plus pauvres ne sont pas épargnés alors que le renoncement aux soins aggrave les pathologies et coûte encore plus cher !
Côté travail, nouveau tour de vis pour économiser 2,5 Mds€ sur le dos des chômeurs et suppression de deux jours fériés, dont le 8 mai. Faut-il comprendre que, 80 ans après 1945, commémorer la victoire sur le nazisme n’a plus d’importance ?
Et si le moment de vérité de l’été, c’était le succès de la pétition contre la loi Duplomb ? Ce moment où les citoyen∙ne∙s n’acceptent pas les mesures contraires à l’intérêt général et où la mobilisation paye ? Le moment de vérité de l’automne pourrait être celui de celles et ceux qui n’acceptent pas que le résultat des urnes de juin 2024 ne soit pas respecté.
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Reconnaissons la Palestine !
Sidéré, le monde assiste depuis plus d’un an à ce que la Cour internationale de justice a appelé un « risque de génocide » israélien à Gaza, ordonnant à Israël et à ses alliés d’y mettre fin.
Aucun État n’a bougé, Israël a continué. Le mot « génocide », sur lequel on pinaille, n’a aucune importance devant les faits. On ne compte plus ni les morts, ni les blessés, les enfants calcinés, broyés sous les décombres. 55 000 ? Et ce qui reste des hôpitaux, ciblés comme les écoles, les mosquées et même les cimetières, ne comptent pas les morts de faim, de maladies, désormais plus nombreux parmi les deux millions de Gazaouis encerclés, condamnés.
Netanyahou et ses ministres ne cachent plus leur volonté d’expulser ou de tuer tous les Palestiniens. Ils portent sans cesse plus loin la guerre, au nom du « droit d’Israël à se défendre », avec la bénédiction de Trump et de Macron : Liban, Syrie, et maintenant l’Iran. Nous n’avons aucune sympathie pour le régime des mollahs, mais croit-on que, sous les bombes israéliennes, les Iraniennes vont enfin pouvoir se libérer ? On a vu où cette illusion a mené l’Irak et la Lybie : au chaos !
Notre impuissance pèse sur nos cœurs, ce sont les lois de l’humanité qui sont bafouées sous nos yeux, en fait depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, terrible précédent.
Reconnaissons la Palestine, son droit de se défendre elle aussi, sauvons les paysans de Cisjordanie expulsés de leur terre, boycottons le régime de Netanyahou et appuyons les courageux Israéliens qui, debout avec les Palestiniens (Standing together) manifestent contre lui.
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Écologie : à six mois du bilan
Deux grandes crises vont déterminer l’avenir à Villejuif : énergie-climat et alimentation-santé. En contraste avec la municipalité précédente, toutes les décisions prises par la majorité municipale vont dans le bon sens mais quelle lenteur dans la mise en œuvre !
Économiser l’énergie et la produire propre
Le réseau de géothermie s’étend résolument mais l’électricité solaire n’a connu aucune réalisation, alors qu’un bureau d’étude a évalué les bâtiments municipaux à isoler ou propres à installer des panneaux solaires. Le Plan vélo est voté depuis un an et le 30 km/h est acté depuis longtemps mais leur mise en œuvre commence à peine tandis que le Schéma énergie-climat n’a toujours pas été présenté au conseil municipal.
S’adapter au réchauffement en cours
La végétalisation des cours de récréation progresse au rythme de deux cours Eveil par an à la satisfaction générale ; avec la ferme de Tannerre-en-Puisaye, nous avons acheté un lieu de vacances dans l’Yonne, avec une ferme bio qui alimente déjà nos crèches. Mais le projet de ferme urbaine piétine et seuls trois espaces verts nouveaux ont été créés, ce qui ne nous rapproche guère de l’objectif de 10 mètres-carrés d’espace vert public par habitant.e.
Alimentation et santé
La gestion de la crise Covid et des vaccinations a été exemplaire, un nouveau centre de santé a été ouvert et l’expérimentation des petits déjeuner gratuits dans les écoles, qui est concluante, doit être généralisée.
Villejuif va dans la bonne direction mais elle n’a pas encore pris la mesure de la toute-urgence écologique.
Générations et citoyens
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La faim au ventre, l'avenir en suspens
Ils ont vingt ans, l’esprit vif, l’avenir leur ouvre ses bras mais l’estomac souvent vide. En France, la figure de l'étudiant bohème d’autrefois laisse la place à une réalité très sombre : une file d'attente devant les banques alimentaires comme le secours populaire. 20 % des étudiants vivent sous le seuil de pauvreté. Il leur faut jongler entre des loyers prohibitifs et l'inflation des produits de première nécessité.
Le tableau sans appel se dessine. D’un côté, des cités U saturées et parfois insalubres ; de l’autre, un marché privé qui exige des garanties que beaucoup ne peuvent offrir. Pour survivre, plus d'un étudiant sur deux doit travailler. Ce n’est plus un petit job pour "se faire un peu d’argent de poche" : c’est une nécessité vitale. Le temps de sommeil, d'étude se réduit, et finit trop souvent par conduire à l'échec académique. Le calcul est cruel : comment se concentrer sur la thermodynamique ou le droit civil quand on ignore si l'on pourra s'offrir un repas complet le soir ?
Par manque de moyen, on se refuse une sortie, un café. L'isolement social n’est pas loin. La précarité n'est pas qu'une statistique, c'est une charge mentale épuisante. Elle abîme la santé mentale d'une génération. Si le repas à un euro a été une bouffée d'oxygène, il reste un pansement sur une plaie béante.
Investir dans la jeunesse ne devrait pas être une option budgétaire, mais un devoir de civilisation. Car une société qui laisse ses futurs cadres, soignants ou enseignants avoir faim est une société qui hypothèque son propre futur.
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Stop à la complaisance envers Washington
L’actualité internationale montre l’ampleur de la violence à laquelle le monde est confronté, du génocide à Gaza, à la guerre contre l’Ukraine. Mais ce mois de janvier a été plus particulièrement marqué par l’agressivité de Donald Trump et de son administration. Quelles que soient les critiques que l’on pouvait formuler à l’encontre du régime vénézuélien, l’enlèvement de son président constitue une agression extérieure contre un état souverain, qui fait fi du droit international. Dans la même logique, la Colombie, pays voisin, a essuyé des menaces. L’Europe a également été menacée puisque le Président américain a dit vouloir annexer le Groenland, territoire du Danemark, pays de l’Union européenne. C’est une provocation sans précédent. M. Trump sème également la terreur dans son propre pays, qui est depuis toujours une terre d’accueil et dont l’économie dépend en partie des travailleurs immigrés, aujourd’hui pourchassés comme des criminels par une police de l’immigration armée et cagoulée. Traqués sur leurs lieux de travail, sur le chemin de l’école, par des policiers brutaux ; les personnes immigrées risquent leur vie, comme le montrent des interpellations qui ont déjà fait des victimes. Dans un climat d’insurrection, des citoyens américains tentent de s’interposer dans l’État de Minneapolis, à leurs risques et périls. Plutôt que de faire profil bas devant le président des États-Unis, comme l'a fait M. Macron, la France doit fermement condamner cette logique de prédation et ce mépris du droit international.
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Non à la baisse du budget national « Politique de la Ville » !
Comme les sept associations d’élus locaux, dont l’Association des Maires de France, nous dénonçons la baisse des crédits consacrés à la Politique de la Ville. Nous nous opposons à la nouvelle ponction réalisée sur les budgets des collectivités locales, qui est comprise entre 4,9 milliards et 8 milliards d’euros, lorsque l’on ajoute les baisses indirectes. En effet, la baisse du Fonds vert, qui accompagne la transition écologique dans les territoires, la baisse de la dotation de compensation de la taxe professionnelle et la hausse du taux de cotisation de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités s’ajoutent aux pertes sèches annoncées par le gouvernement.
Dans ce contexte d’affaiblissement des collectivités locales, il est impensable de remettre également en cause plusieurs aspects de la Politique de la Ville. Les actions à direction des quartiers prioritaires sont en baisse de 24 millions d’euros. Les fonds prévus pour l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine sont également sous-estimés et ne permettront pas de réaliser les opérations de rénovation prévues. Le gouvernement propose ainsi une baisse du budget Politique de la Ville alors même que le nombre de quartiers prioritaires a augmenté. Par ailleurs, plusieurs baisses concernent des politiques de droit commun : les baisses de dotations aux missions locales, le pass Sport, le pass Culture, le fonds national des aides à la pierre ou encore le dispositif « Colos apprenantes » qui favorise le départ des enfants de 3 à 17 ans.
G.Lafon, J.Lambilliotte, P.Meyne, N.Pasquet, S.Taillé-Polian, M.Munoz
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Les citoyens sacrifiés du projet de loi de finances 2026
Afin que 30 milliards d’économies soient réalisées, le gouvernement Lecornu II a prévu au Projet de loi de finances 2026 des économies drastiques au détriment des plus vulnérables.
Les aides personnalisées au logement ne seront pas revalorisées et plus accordées aux étudiants extracommunautaires, alors que certains étudiants vivent déjà dans une grande précarité. Les retraités seront également impactés, par une année blanche avec le gel des pensions et la suppression des 10% d’abattement sur les impôts.
Le PLFSS contient des mesures sur la santé avec notamment le doublement des franchises médicales, la suppression de l’exonération des indemnités journalières pour les personnes atteintes de maladies de longue durée. Les élèves en situation de handicap, avec le recrutement de 1200 AESH au lieu de 2000 en 2025.
Dans sa séance du 15 octobre 2025, le Conseil Municipal de Villejuif a voté à l’unanimité un vœu à l’encontre de Mme Valérie Pécresse relatif à la suppression des subventions régionales aux M.D.P.H. Cette aide qui représente jusqu’ à 15% des ressources mobilisées dans les fonds départementaux de compensation est essentielle pour limiter le reste à charge des familles. Sa disparition met en péril la politique du handicap alors même que les besoins ne cessent d’augmenter en Île de France. Mme Pécresse avait pourtant érigé le handicap comme grande cause régionale en 2024. Sa décision est incompréhensible, inacceptable et contraire à la justice sociale due aux personnes en situation en handicap.
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La crise politique se poursuit en France.
De nouveau, Emmanuel Macron nomme un premier ministre issu de ses rangs. Le déni de démocratie continue, avec Sébastien LECORNU à Matignon, comment imaginer une sortie de crise? Nous ne pouvons que déplorer cette nouvelle nomination dénuée de sens. Quel gouvernement va constituer un homme, qui, rappelons-le, ne cesse de défendre la politique antisociale menée depuis ces 7 dernières années par le Président de la République.
La gauche doit résister, aller de l’avant et faire converger les différentes forces politiques de gauche pour l’union. Union à laquelle le mouvement Génération.s a toujours contribué. La gauche doit se montrer à la hauteur des enjeux cruciaux des prochaines échéances électorales, et mener une bataille sans précédent face à l’extrême droite, plus que jamais à nos portes.
Les contradictions flagrantes d’un Président de la République et d’un Ministre de l’intérieur démissionnaire sur un sujet aussi grave que la Palestine, révèlent l’incohérence ambiante. L’un, reconnait l’État palestinien, l’autre, censé expédier les affaires courantes, préfère s’adonner à ce que l’on peut qualifier d’autorité abusive envers les actions entreprises par les collectivités locales pour immortaliser l’instant.
Nous ne pouvons terminer cette tribune sans saluer cette reconnaissance, Ô combien importante, mais qui doit surtout être suivie par des actes concrets pour que cesse le génocide dans cette prison à ciel ouvert qu’est Gaza.
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C’est la rentrée !
Comme chaque année nous étions présentes et présents devant les établissements scolaires, afin de souhaiter une bonne rentrée des classes aux élèves de la ville et au corps enseignant.
Comme chaque année, nous dénoncerons le manque d’AESH au sein des écoles de Villejuif et les éventuelles fermetures de classes.
Si à cause du gouvernement l’année scolaire s’amorce sur fond de compressions budgétaires, l’éducation reste au cœur de nos préoccupations. Nous serons mobilisés tout au long de l’année pour mener les combats nécessaires, afin de défendre les intérêts des enfants et des professeurs.
L’Éducation nationale doit donner les moyens aux écoles publiques d’assurer un cadre propice à l’apprentissage de tous les enfants.
Cela passe par des effectifs diminués pour leur permettre d’apprendre sereinement, mais également par la bonne prise en compte des besoins d’accompagnements spécifiques, pour les élèves bénéficiant d’une notification MDPH notamment.
Nous souhaitons également mettre en avant les associations de parents d’élèves, qui organisent très fréquemment des événements à des fins solidaires, des ventes de gâteaux entre autres, permettant de financer des projets, mais également parfois des causes plus sensibles, comme aider des familles en précarité.
Pour toujours plus de cohésion à l’école, il est important de valoriser les acteurs du quotidien qui œuvrent dans ce sens.
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Une politique volontariste pour les enfants et les jeunes
Au moment où le 2e Projet Éducatif de Territoire de notre mandature vient d’être validé, et où nous avons étendu son champ d’action de 0 jusqu’à 25 ans, nous souhaitons faire un focus sur l’enfance et la jeunesse. En effet, le diagnostic partagé par les acteurs éducatifs de la Ville souligne les conséquences persistantes de la crise covid dans nos modes de vie et, en particulier, ceux des enfants et des jeunes. Les alertes sont nombreuses concernant la santé mentale des jeunes et leurs difficultés à sortir des écrans, créer du lien social et entreprendre des activités physiques régulières. La Ville, parmi ses différentes actions, a mis l’accent sur une augmentation nette des occasions de départs, avec le doublement des classes découvertes et une hausse du nombre de séjours et mini-séjours. L’acquisition de la ferme de Tannerre va permettre aussi de proposer, en plus des mini-séjours classiques, des mini-camps aux enfants et aux jeunes, en ciblant plus particulièrement ceux qui ne partent pas de l’été : 2 nuits et 3 jours sur place pour sortir de la ville, découvrir de nouvelles activités, créer d’autres liens. À l’heure où le gouvernement de droite ne parle que répression et enfermement, nous pensons qu’il est une autre politique possible de prévention, d’émancipation des enfants et des jeunes. Malgré les réductions budgétaires que nous subissons, nous prenons notre part et nous souhaitons que l’État prenne davantage la sienne.
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La ferme urbaine devient réalité
La création d’une ferme urbaine sur les terrains de l’ancien horticulteur suit son chemin pourtant semé d’embuches : problème foncier, occupation du terrain, pollution. Dans le futur projet de la ZAC sud qui verra ce quartier de Villejuif se moderniser, nous avons obtenu que l’espace de la ferme urbaine passe de 1,5 hectares à 3 hectares permettant de sauvegarder l’ensemble des terrains dit des Maraichers. Malgré le chemin sinueux, nous avons gardé le cap pour valoriser ces terrains au service d’un projet écologique, agricole, pédagogique et social. Un projet écologique pour construire une production agricole bio au service des habitants. Un projet pédagogique pour permettre aux enfants de Villejuif d’avoir un accès en plus à la nature. Un projet social pour avoir sur ce lieu un espace de convivialité pour permettre aux habitants de Villejuif de se retrouver pour des moments chaleureux et trouver des légumes bio abordables pour le plus grand nombre.
Pour préfigurer ce projet qui est à long terme, ce lieu sera confié à un opérateur associatif afin d’assurer que ce projet soit ouvert au plus grand nombre. Ainsi, en 2026 nous pouvons espérer que les villejuifois et les villejuifoises pourront se retrouver pour s’approprier cet espace d’agriculture urbaine pour jardiner ensemble, se nourrir et pourquoi pas s’amuser.
Mieux vivre ensemble
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Fin d'un mandat
Au bout de deux ans du mandat, nous avons créé notre groupe Mieux vivre ensemble à VILLEJUIF. Nous vous avons rencontré et écouté sur le terrain pour défendre vos droits, vos idées, vos opinions mais aussi vos moments difficiles. Nos prises de parole au sein du conseil municipal en sont le vrai témoignage. Nous avons travaillé en bonne intelligence collective autour des dossiers proposés par la majorité actuelle. Objectif : l’intérêt des Villejuifois et quel que soit sa classe sociale, son origine, son quartier. Élus engagés, nous resterons.
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Un climat délétère
Aujourd’hui, l’ambiance de vie dans notre pays interpelle. Partout en France, les signes d’un essoufflement social se font sentir : baisse du pouvoir d’achat, inquiétudes face à l’avenir, sentiment de décrochage : les habitants de toutes les communes, y compris à Villejuif, le partagent. Derrière les chiffres et les discours, il y a des réalités humaines : des familles qui s’adaptent, des jeunes qui doutent, des actifs qui peinent à boucler leurs fins de mois.
M.Tounkara, F.Ouchard, A.Mimran
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La rentrée !
Notre groupe souhaite une bonne rentrée scolaire aux enfants Villejuifois, espérant qu’ils ont passé de très bonnes vacances, ainsi qu’à l’ensemble des agents de la ville et du personnel de l’éducation nationale.
Une attention particulière est à noter pour souhaiter une bonne rentrée bienveillante à tous les enfants porteur d’un handicap cognitif et /ou moteur.
Bonne rentrée à tous et toutes.
Mme Ouchard fadma
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Instrumentalisation de la jeunesse
Les politiques semblent avoir trouvé une fois de plus leur cheval de bataille : pointer du doigt les actes de violence commis par certains jeunes pour nourrir un climat d’insécurité. Une stratégie politique vieille comme le monde : parler des symptômes, faire peur, mais ne jamais s’attaquer aux causes.
Car poser les vraies questions dérange : pourquoi ces jeunes en viennent-ils à la violence ? Qu’a-t-on fait pour leur offrir des perspectives ?Communiquer sur ce problème sans proposer de solutions durables revient à détourner le regard des responsabilités profondes. C’est facile, électoralement rentable, mais humainement vide. Les jeunes méritent mieux que d’être utilisés comme des arguments de campagne. Ils ont besoin d’attention, de projets, de confiance. Pas de stigmatisation.
MIEUX VIVRE ENSEMBLE A VILLEJUIF
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L'été arrive !
Bientôt les derniers mois de cette mandature, et déjà nous observons les prémices aux impératifs électoraux de 2026...
Nous vous souhaitons de belles vacances pour les Villejuifois qui pourront partir et pour les autres nous espérons que des animations seront à la hauteur de vos attentes.
Révéler Villejuif
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Le mandat des occasions perdues
Cette mandature s’achève enfin.
Le Maire et sa majorité n’ont pas su porter une vision, ils n’ont fait qu’enchaîner des mesures à la petite semaine. La déception est profonde, y compris parmi celles et ceux qui avaient placé leur confiance en eux.
Le cadre de vie s’est dégradé : voirie abîmée, espaces verts négligés, propreté en recul. La politique de tranquillité publique, inefficace, a laissé s’installer un sentiment d’insécurité inédit. Le stationnement payant a pénalisé les plus fragiles. La transition écologique promise est restée sans effet.
La jeunesse a été reléguée au dernier plan. Les agents municipaux ont souffert d’un management brutal. Le Maire est resté absent auprès des locataires confrontés à des logements sociaux massivement dégradés.
L’investissement dans la ferme de l’Yonne demeure incompris : ni vacances accessibles pour tous, ni production significative pour la ville, au point de chercher encore le véritable objectif de cet achat.
Les écoles n’ont connu aucun véritable investissement, hors « cours Éveil », bien loin des priorités exprimées par les enseignants.
À Campus Grand Parc, l’écoquartier attendu a cédé la place à une architecture brutale et ancienne qui marquera durablement notre paysage.
Ce mandat laissera l’image d’une ville qui a reculé là où elle devait progresser. Vite, aux urnes !
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Rupture de confiance entre le maire et ses agents
Les Rapports Sociaux Uniques des agents de la ville sont désormais publics. Voilà 3 ans que nous les réclamions sans succès et pour cause… le constat est alarmant : précarisation massive, dégradation de la santé au travail et climat social profondément abîmé.En mairie, les fonctionnaires ne représentent plus que 56 % des effectifs. 1 agent sur 2 est désormais contractuel, révélant une gestion à court terme qui fragilise les services et fait fuir les compétences. Les démissions s’accumulent.
La situation est surtout préoccupante sur le plan humain : les accidents du travail ont bondi de 35 % en 3 ans, atteignant 100 accidents par an. L’absentéisme reste très élevé, désorganisant les écoles et les services.
Comment garantir un service public de qualité quand ceux qui le font vivre ne sont pas protégés ?
À cela s’ajoute une crise éthique grave : sanctions disciplinaires en hausse, faits de harcèlement et d’atteintes aux personnes. Ces dérives ne sont pas des exceptions mais le symptôme d’un management qui a perdu le sens des responsabilités.
Comment s’étonner après que les rues et places restent enneigées malgré les alertes ?
Derrière des sourires de façade, la réalité est claire : on gère l’urgence par la précarité au détriment de la santé des agents. Cette majorité d’élus a fait grand mal à nos services publics.
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Le logement social : le point noir de cette mandature.
En 6 ans, le parc social s’est fortement dégradé à Villejuif. Pour de nombreux locataires, le quotidien est devenu indigne : bâtiments vieillissants, fuites d’eau, humidité, ascenseurs et parties communes dégradés, pannes de chauffage, sentiment d’insécurité, rats… Autant de problèmes qui auraient dû mobiliser la municipalité dès le premier jour.
Les bailleurs sociaux comme Valdevy, Batigère ou Logirep ont manqué à leur mission première : garantir un logement digne. Les rénovations auraient dû être prioritaires. Le maire, P. Garzon, pourtant alerté à de multiples reprises, ne s’est jamais saisi de ses pouvoirs pour obliger les bailleurs à agir.
Face à l’inaction, des collectifs de locataires se sont formés pour dénoncer la situation. Et à 5 mois des élections, bailleurs et élus feignent soudain de se réveiller. Plus personne n’est dupe.
La situation financière de Valdevy est d’ailleurs très préoccupante. Elle affiche un déficit de 6,2 millions d’€ alors que le bailleur a voté l’achat de nouveaux bureaux pour 15 millions en avril dernier. Une décision incompréhensible, dont P. Garzon, membre du conseil d’administration, devra répondre.
En cette fin d'année, c'est l'occasion pour nous de souhaiter à tous les villejuifois et villejuifoises un joyeux Noël et une nouvelle année d'espoir et de paix pour toutes et tous.
M-F. Ettrori, C.Esclangon, A.Da Silva, C.Bachelet, A.Mille
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Cantines scolaires : régime forcé, facture salée
Depuis la rentrée, les parents tirent la sonnette d’alarme : les quantités servies dans les repas de cantines ont nettement diminué. Les enfants sortent de table le ventre creux, les agents constatent eux aussi une détérioration du service, la colère monte.
Face à cette réalité, la mairie évoque la lutte contre le gaspillage et l’augmentation du bio. Mais aucune donnée ne vient étayer ces affirmations : aucune pesée des déchets n’a été réalisée, faute de balances prévues.
Derrière ces justifications, se cache une autre explication : la Semgest, chargée de la restauration scolaire, a vu son coût alimentaire bondir d’1 M€ (+43%) en 2 ans, bien au-delà de l’inflation réelle constatée. Cette dérive interroge sur la capacité de la ville à maîtriser ses dépenses.
Pour y faire face, la municipalité a choisi de réduire les repas de 5 à 4 composants, abaissant le choix et les quantités des plateaux, tout en augmentant le tarif de certains quotients.
Résultat : on paie plus cher, pour moins dans l’assiette. Il est temps que la municipalité entende cette réalité.
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DROIT DE RÉPONSE – Stationnement payant à Villejuif
Comme nous l’avions écrit le mois dernier, le mécontentement concernant le stationnement payant à Villejuif est au cœur de toutes les conversations.
Refusant d’assumer seul la responsabilité de ce choix, le maire P. Garzon tente de se défausser en invoquant un vote à l’unanimité. Pourtant, cette décision de fixer des tarifs exorbitants est bien la sienne, et non celle de notre groupe.
Mettons les choses au clair. Avec les lignes 7, 14 et 15, Villejuif deviendra un carrefour majeur de transports. Sans régulation, notre ville sera un parking longue durée pour les communes voisines. OUI, notre groupe a voté POUR le principe du stationnement payant, indispensable autour des stations de métro. Mais NON, nous n’avons jamais soutenu son extension à tous les quartiers, ni l’abonnement résident à 35 € par mois, l’un des plus élevés du Val-de-Marne. En imposant ces modalités, le maire se trompe de cible : au lieu de limiter les voitures extérieures, il fait payer le prix fort aux Villejuifois. Ce n’est pas notre vote : OUI à la régulation, NON à la punition. -
Le stationnement : un sujet brûlant de rentrée.
Nous l’avons toujours dit : nous approuvons le principe du stationnement payant autour des stations de métro, afin d’éviter que Villejuif ne devienne un parking longue durée d’Orly. En revanche, nous contestons fermement les modalités retenues : 350 € par an pour le stationnement résidentiel, c’est hors de prix et place Villejuif au niveau de Neuilly-sur-Seine.
Ce tarif, qui n’est rien d’autre qu’une taxe déguisée, s’ajoute à un autre problème majeur : la méthode. Une annonce en plein mois d’août, assortie d’un manque d’informations essentielles. Rien sur les horaires, rien sur une éventuelle tarification dégressive au quotient familial, rien sur le surcoût des véhicules SUV, rien sur les problèmes de sécurité des parkings de logements collectifs obligeant à se garer dans la rue.
Nous attendons également des explications sur ces rues moitié payantes, moitié gratuites, un choix qui n’a aucune logique… si ce n’est celle d’un calcul électoral à peine dissimulé.
Sujet préoccupant de rentrée, le stationnement payant risque de faire grincer bien des dents.
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La division ne sera pas notre projet politique
Dans son édito d’avril, le Maire, P. Garzon se félicite de la baisse des prix de l’immobilier à Villejuif. Il y voit le résultat de sa politique, une affirmation pour le moins audacieuse quand on sait que cette tendance concerne aussi L’Haÿ-les-Roses.
Une fois de plus, il utilise l’actualité pour servir sa communication alors qu’il délivre des permis de construire à 6 800 € le m2 à Louis Aragon, un tarif bien supérieur aux plafonds fixés par la charte qu’il avait fait voter en début de mandat.
La vision idéologique brutale d’opposer propriétaires et locataires n’est pas la nôtre. Une ville se doit d’offrir un parcours résidentiel diversifié pour que chaque attente soit satisfaite.
Garantir le locatif, c’est permettre à chacun de se loger dignement. Garantir la propriété, c’est offrir aux habitants la possibilité de s’ancrer durablement.
C’est en répondant à tous les besoins de logement que nous ferons de Villejuif une ville où l’on choisit de rester.
Bel été à toutes et tous, que vous partiez ou non. Notre engagement, lui, ne prend pas de vacances.
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PARCS DÉLAISSÉS : ÇA NE PEUT PLUS DURER.
Depuis quelques années, nos parcs municipaux se dégradent. Ouverts jour comme nuit, parfois sans éclairage, livrés à eux-mêmes, ils deviennent peu à peu des zones de non-droit : absence de surveillance, entretien aléatoire, jeux pour enfants régulièrement vandalisés, toilettes publiques condamnées… Campements et barbecues improvisés y pullulent.
Les enfants n’y jouent plus sereinement et les familles s’en détournent alors même que ces lieux devraient leur être prioritairement destinés. Le sentiment d’insécurité y est de plus en plus présent, notamment chez les femmes.
Même le parc du centre-ville n’échappe pas à cette logique d’abandon. La majorité municipale envisage d’en vendre une parcelle, ce qui montre son réel attachement à la préservation de ces précieux espaces verts.
Les parcs sont bien plus que des zones de verdure : ce sont les cœurs battants d’une ville humaine, des lieux de rencontre où les générations se croisent, où les enfants grandissent. Leur délaissement est le symptôme d’un large désintérêt pour la qualité de vie des Villejuifois.