Dans ma Rue : René-Thibert

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Reliant l’avenue de Paris au boulevard Chastenet-de-Géry, une portion de la rue René-Thibert a été réaménagée. Objectif : améliorer la sécurité et faciliter les déplacements dans cette rue résidentielle, très empruntée par les habitants, les familles, les cyclistes et les usagers de l’Institut Paul et Liliane Guinot.

Un axe aux enjeux multiples

Discrète derrière ses pavillons tous différents et ses jardins, la rue René-Thibert est pourtant un axe de passage très fréquenté. Trait d’union entre l’avenue de Paris et le boulevard Chastenet-de-Géry, elle relie la station de métro Paul-Vaillant-Couturier à l’école Henri-Wallon, l’Institut Paul et Liliane Guinot – qui forme et accompagne des personnes aveugles ou malvoyantes - et plusieurs quartiers résidentiels. Chaque jour, riverains, parents d’élèves, cyclistes, personnes malvoyantes et usagers des transports y circulent. La Valouette l’emprunte également. 

Cette diversité des usages mettait en évidence plusieurs difficultés : des trottoirs trop étroits, un stationnement des deux côtés de la chaussée compliquant les croisements, des véhicules roulant parfois trop vite dans la descente ou encore des cheminements difficiles pour les poussettes et les personnes à mobilité réduite. Plusieurs habitants et parents d’élèves avaient alerté la Ville sur ces questions de sécurité

Des travaux pour améliorer la situation

Réalisés durant l’été, les travaux qui ont concerné la portion « basse » entre la rue Sacco et Vanzetti et la rue des Guipons, ont permis de prolonger la piste cyclable existante, d’élargir le trottoir côté sud, d’améliorer les aménagements pour les piétons et de créer deux ralentisseurs. Le stationnement a été supprimé sur cette portion afin de dégager la visibilité, tout en maintenant l’accès aux garages des riverains.

Si certains points de vigilance demeurent, notamment lorsque les trottoirs sont encombrés par les bacs de collecte, les premiers retours des habitants soulignent une circulation plus lisible et un meilleur partage de l’espace public.

Véronique Nathalie : "Chaque maison a son histoire et c’est ce qui fait le charme de la rue."

J’ai grandi rue René-Thibert. Mes parents y ont fait construire leur maison en 1970 et toute notre histoire familiale est liée à cette rue. Mon père y est né et s’est beaucoup investi dans la vie de Villejuif, notamment en organisant pendant des années la brocante des Sorrières. 

Ici, chaque maison a son histoire et c’est ce qui fait le charme de la rue. Je suis très attachée à cet endroit. Les difficultés de circulation étaient devenues réelles, notamment avec les poids lourds. Les aménagements étaient nécessaires et j’espère qu’ils permettront de rendre la rue plus sûre. 

Rafik Saidani : "Aujourd’hui, les aménagements vont dans le bon sens."

Cela fait une dizaine d’années que je connais la rue René-Thibert. Avant les travaux, le stationnement des deux côtés compliquait souvent la circulation, surtout au passage des bus ou des camions. Les trottoirs étaient aussi trop étroits pour certains usagers.

 Aujourd’hui, les aménagements vont dans le bon sens. La rue est plus agréable à parcourir, même si certains automobilistes roulent encore trop vite dans la descente. Les nouveaux ralentisseurs devraient contribuer à améliorer la sécurité.