Après-midi couture à la Micro-Folie

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Depuis octobre, la Micro-Folie accueille les visiteurs à la MPT Jules Vallès. Ce musée virtuel interactif explore des œuvres mais aussi des pratiques. Mars était dédié au tissu.

Au mur sont projetées des images de mode et des photographies de vêtements, sélectionnées parmi les 5000 œuvres d’art – peinture, sculpture, etc. – numérisées par de nombreux musées. Devant, les visiteurs pianotent sur leurs tablettes pour zoomer, avoir plus d’explications comme ils s’approcheraient pour lire le cartouche à côté d’un tableau. « J'ai trouvé ça hyper intuitif. J'aime bien prendre mon temps et la tablette permet d'être dans son monde, dans ce lieu très calme », s’enthousiasme Bénédicte Boulet, 49 ans.

La Micro-Folie, musée virtuel interactif proposé par La Villette, est ouverte régulièrement lors de rendez-vous consacrés à la découverte de collections et à la rencontre de partenaires. Ce jour-là, l’association Au cœur du réseau présente le travail réalisé lors des Recycouture Café, gratuits et ouvert à tous une fois par mois à la MPT Gérard Philippe. « Il s’agit d’apprendre à réparer, transformer et sublimer ses habits. Une occasion de créer du lien autour d’une démarche éco-responsable », présente Christelle Tagliaferri, présidente de l’association qui organise par ailleurs des zones de gratuité et porte le projet de magasin sans argent, La petite échoppe. Elle projette ce jour à la Micro-Folie le film retraçant le défilé organisé en juin dernier par les bénévoles avec 25 tenues créées à partir de tissus de récupération.

« Je suis sidérée… Les couturières vous avez vraiment du talent ! » félicite une spectatrice devant les pièces placées à côté des machines à coudre, d’une brodeuse numérique, d’une découpeuse vinyle et des pistolets de tufting, une méthode de fabrication textile sur toile tendue. La Micro-Folie dispose en effet d’un fablab dédié à la couture où l’on peut venir travailler le tissu sur des machines numériques et apprendre des techniques manuelles lors d’ateliers. Les participantes sont reparties avec des Tawashis, une éponge japonaise zéro déchet. « Comme lors de l'atelier tissage, cela montre qu'on peut créer à partir de pas grand-chose, observe Geneviève Delaborde 55 ans. J’aime ces rencontres autour d'une activité. Je crois que c’est le but de ce lieu de proximité et c’est ce dont nous avons besoin en ce moment, ce partage. »

« Grâce à la tablette interactive, le musée vient à nous de manière ludique. On se laisse prendre. »

Geneviève Delaborde

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