138 parcours vers l’emploi à l’Esat de Villejuif

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Immergé depuis toujours au cœur du quartier et familier des habitants, l’Esat Lozaits et Seguin continue, dans ses locaux inaugurés en 2024 rue Auguste-Renoir, à conjuguer inclusion, savoir-faire et accompagnement vers l’emploi, des personnes en situation de handicap.

Publié le 23 février 2026

Qu’il ait grandi dans des locaux devenus exigus et qu’il s’épanouisse aujourd’hui dans un bâtiment ultramoderne de 3 570 m², rue Renoir, l’Établissement ou service d’aide par le travail (Esat) Lozaits et Séguin fait partie de l’ADN du quartier. Pour l’association Apogei 94, son géniteur, son public mais aussi les riverains, il est plus simplement l’Esat de Villejuif. « Nous permettons à des personnes en situation de handicap d’exercer une activité professionnelle dans un cadre adapté et protégé favorisant la qualité de vie au travail », explique Jeanne Pochan, directrice adjointe. 

Cet établissement médico-social et éducatif accompagne 138 salariés, dont une dizaine présente un trouble du spectre de l’autisme (TSA). 

Dans les ateliers, des professionnels les accompagnent dans le développement de leurs compétences dans des activités de production et de services proposés aux entreprises, aux particuliers et aux collectivités : espaces verts, logistique, conditionnement, façonnage, mises sous pli, entretien et ateliers de création… l’Esat assure même la gestion des stocks de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) et la confection d’accessoires pour la boutique de l’Assemblée nationale. « L’objectif est d’amener nos salariés vers le travail en milieu ordinaire », rappelle Sophie Frigout, monitrice dans l’atelier créatif. 

Grégory préfère exercer en extérieur. « J’ai tout appris ici », assure ce jardinier souriant. On peut le croiser au parc des Hautes-Bruyères, en train de tondre, tailler ou ramasser les feuilles avec son moniteur.

"J’ai eu une autre vie avant d’intégrer l’Esat : j’ai été agent de sécurité dans des magasins à Paris, puis conducteur de VTC. Un AVC, en 2018, m’a contraint à tout arrêter. L’Esat me permet aujourd’hui de me reconnecter avec le monde du travail, mais de manière adaptée. J’adore venir ici tous les jours. J’ai appris la couture et j’envisage une reconversion professionnelle dans ce métier.

L’Esat m’a fait découvrir la couture."

Rhida

employé à l’atelier couture

"J’ai rejoint l’Esat de Villejuif il y a presque trois ans. Plus jeune, mon rêve était de devenir sage-femme. Aujourd’hui, j’adore ce que je fais : nous fabriquons des abat-jours en tissu pour une marque de décoration, et nous avons même visité son showroom à Paris. C’était amusant de voir des pièces que nous avons confectionnées ici, et cela me rend très fière de mon travail. 

Je suis fière de mon travail."

Mariame

employée à l’atelier créatif

Article écrit par Frédéric Lombard - Photos par Sylvie Grima