Nous voulons un monde de justice, de paix, de dignité

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Chères Villejuifoises, chers Villejuifois,

Quand le chef d’État de la première puissance militaire mondiale évoque l’anéantissement d’un peuple, ce n’est pas une outrance de plus : c’est une menace. Et c’est une tentative de nous habituer à l’inacceptable.

Les déclarations de Donald Trump menaçant d’anéantissement la civilisation iranienne sont d’une extrême gravité. Elles auraient dû susciter une réaction immédiate et unanime de la communauté internationale.


Car au-delà des mots, la réalité est déjà là. Les bombardements se poursuivent au Liban, en Iran, à Gaza. Les populations civiles sont prises pour cibles. Des quartiers entiers sont
détruits, des hôpitaux, des écoles, des réseaux d’eau et d’électricité sont frappés. Les infrastructures énergétiques sont visées, privant des millions de personnes d’accès à l’électricité, à l’eau, aux soins, plongeant des peuples entiers dans des conditions de survie indignes.


Ces attaques ne sont pas des dommages collatéraux : elles participent d’une stratégie de guerre qui frappe d’abord les civils.


Ces mots, ces actes, participent d’une même logique : préparer, justifier, banaliser la violence contre les peuples. Face à cela, une fois de plus la réaction de la communauté internationale, la France en tête n’est absolument pas à la hauteur de la situation. Face à ce silence synonyme de complaisance avec des gouvernement d’extrême droite américain et israélien, une responsabilité demeure : celle des peuples eux-mêmes. Celle de se mobiliser, de refuser, de se protéger les uns les autres.

Car ce qui est en jeu dépasse largement les frontières de ces conflits. C’est la stabilité du monde dans son ensemble qui est menacée. Et cette instabilité nous touche déjà, ici, à Villejuif.


Nous en voyons les premières conséquences: l’explosion des prix de l’énergie, qui frappe d’abord les plus
précaires, mais qui pèse sur toutes les familles. Et ce n’est probablement qu’un début si aucune réaction forte ne vient mettre un terme à cette spirale.


Nous ne pouvons pas accepter un droit international à géométrie variable.


Les guerres d’agression contre l’Irak, la Syrie, l’Ukraine, l’occupation et les bombardements au Moyen-Orient, les politiques qui visent à faire taire des peuples entiers, relèvent d’une même violation : celle du droit fondamental des peuples à disposer d’eux-mêmes, qu’ils soient menacés par la guerre, l’occupation ou l’assimilation forcée.


Je veux rappeler une évidence trop souvent piétinée : le droit international s’impose à tous les États, sans exception. Il interdit les attaques contre les populations civiles et la destruction des infrastructures indispensables à leur survie.
 

Quand certains États violent ces règles fondamentales, ils doivent être sanctionnés. Comme la communauté internationale a su le faire contre l’apartheid en Afrique du Sud, comme elle le fait aujourd’hui contre la Russie, elle doit être capable d’agir avec la même détermination face à tous, sans exception.


Car derrière ces dérives, il y a une idéologie. Une idéologie de domination, de l’argent roi, du profit sans limite, d’un capitalisme brutal qui écrase tout sur son passage. Une idéologie qui nourrit partout les forces d’extrême droite, de Viktor Orbán à Marine Le Pen et menace les démocraties. Le plus inquiétant, aujourd’hui, c’est peutêtre cela : tout semble pouvoir être dit, sans conséquence. Comme si l’inacceptable devenait peu à peu acceptable.


Nous ne devons pas nous y résoudre.


À Villejuif, fidèle à son histoire et à ses valeurs de solidarité et de paix, nous continuerons à porter une voix claire. Une voix qui refuse le cynisme, qui défend le droit, qui affirme que chaque vie humaine
compte, partout. Il est plus que temps de dire stop. Stop à la banalisation. Stop à l’impunité. Stop à la loi du plus fort.
 

Et de rappeler, ensemble, que le monde que nous voulons est un monde de justice, de paix et de dignité. 

Dans ce contexte, j’appelle les Villejuifois.es à participer à toutes les actions qui porteront cette exigence