L’avenir du plus grand réseau de chaleur géothermique d’Europe aujourd’hui menacé par l’envolée des prix du gaz.

Défendez votre réseau de géothermie, une énergie locale, publique et verte: signez la pétition adressée au Gouvernement !

Chaque année le réseau de chauffage géothermique de la Semhach permet de chauffer 100.000 habitants pour l'équivalent de 36.000 logements, sur le territoire des 3 communes de Chevilly-Larue, L’Haÿ-les-Roses et Villejuif.
L’utilisation de la chaleur produite par la géothermie, issue de l’eau chaude puisée en sous-sol, permet d’économiser 40.000 tonnes de CO2 par an par rapport au chauffage au gaz classique (soit l’équivalent de la circulation de 20.000 véhicules par an).
Ce réseau de chaleur s’appuyant pourtant sur plus de 65% d’énergies renouvelables est également très intéressant financièrement pour les abonnés qui voient leur facture réduite de 30% en moyenne par rapport aux utilisateurs du chauffage au gaz.

Mais 35% de la chaleur du réseau reste encore produite par du gaz, en appoint lors des périodes de froid, qui a vu ses tarifs exploser: 113€ par Mw/h au 1er octobre 2021, contre 21€ au 1er janvier 2021.

Explosion des prix du gaz pour les professionnels: +438% depuis le 1er janvier 2021

Vers une coupure de chauffage ?

En 2022, 9,5 millions d’euros de dépenses supplémentaires sont à prévoir en raison de l’augmentation du prix de l’énergie Cette charge représente 90% du chiffre d’affaires de la Semhach.
Sans aide de l’État, cette société d’exploitation vertueuse sur le plan environnemental et qui a toujours été en bonne santé financière sera en situation de cessation de paiement dès le mois de février 2022, laissant peser la menace d’une coupure de chauffage sur plus de 100.000 habitants.

Stéphanie Daumin, Vincent Jeanbrun et Pierre Garzon, les maires des trois communes concernées, ont interpellé les autorités de l’État sur la nécessité de prendre des mesures d’urgence comme la suspension des taxes, de prêts longues durée ou de régulation des prix de vente par les opérateurs: "Dans cette période de crise climatique où de nombreux ménages peinent sur le plan financier, il serait incompréhensible que la géothermie, vertueuse sur le plan environnemental et notablement moins chère pour les abonnés puisse être abandonnée par le Gouvernement."

Pourrait-on se passer du gaz à long terme?

Les prix du gaz ne devraient pas baisser à moyen ou long terme, il faut donc trouver des solutions durables.

Pour combler les 35% de chaleur restant à produire et anticiper sur les futurs besoins, la Semhach a investi de manière massive: elle va installer prochainement des pompes à chaleur récupérant la chaleur de l’eau tiède revenant du réseau de surface pour la réinjecter, ainsi que des chaudières électriques plutôt qu’au gaz. Un investissement qui diminuera par 4 la consommation de gaz et augmentera la part d'énergie renouvelable de 82%.

"Ces installations ne seront effectives qu’à l’automne 2022, prévient Alain Lipietz, conseiller municipal et vice-président de la Semhach. Il faut donc se mobiliser pour que l’État intervienne vite. À plus long terme, la solution est évidemment l’isolation thermique des logements, complétée par une montée en puissance rapide de notre indépendance énergétique par les énergies renouvelables."

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