Avec le Territoire Grand-Orly Seine Bièvre et les villes voisines de Cachan, L’Haÿ-les-Roses et Arcueil, la Ville a lancé une action en justice contre l’Etat pour obtenir la remise en état du site de la Redoute des Hautes-Bruyères.

50.000 m3 de déchets à évacuer

Le site de la Redoute, occupé illégalement pendant plusieurs mois, a été évacué le 1er juin 2021 par les forces de police, révélant l’ampleur de l’amas de déchets accumulés : près de 30.000 tonnes de gravats et des baraquements de fortune insalubres. La nature de ces dépôts montre qu’ils ont été réalisés à la demande d’entreprises délinquantes, en violation du Code de l’environnement.

Pourtant, près d’un an après l’évacuation du bidonville qui s’était installé sur le site et malgré les engagements de l’Etat à débuter rapidement les travaux de dépollution, rien n’a bougé.
Le président de la République Emmanuel Macron, en visite à l’Institut Gustave-Roussy, s’était pourtant engagé à conforter la vocation science et santé du site de la Redoute des Hautes-Bruyères.

"Ces dépôts de substances et matériaux potentiellement dangereux nuisent gravement à la qualité de l’air, des sols et des eaux qui s’écoulent de cet espace classé zone naturelle sensible", s’alarme le maire. "Et parmi les substances dangereuses et toxiques: plomb, amiante, mercure, cyanure… il y a urgence !  La pollution qui résulte de cette décharge sauvage aura des conséquences néfastes pour l'environnement et les habitants dans les années à venir."

Une dépollution estimée entre 15 et 20 millions d’euros, auxquels s’ajoutent les frais de restauration du site.

L’État a publié un appel d’offres mi-juillet 2021 pour ce marché très spécialisé, mais aucun acte concrets n'a été pris depuis pour faire cesser ce scandale écologique.
Et il y a urgence, alors que le chantier de la gare Gustave-Roussy du Grand Paris express (ligne 14) rentre dans sa dernière phase et que les premiers aménagements de la ZAC Campus Grand Parc sont en cours. 

Corinne Lepage, avocate et militante écologique, défendra les intérêts de la collectivité : "Ils ont particulièrement raison dans ce combat. Je trouve révoltant que l’État exige des villes et des particuliers de faire évacuer des décharges illégales et que, lorsque c’est lui le propriétaire, il ne fasse rien alors qu’il devrait être le premier à agir."

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